Ces beautés d’ailleurs 2

La semaine dernière, je vous avais parlé des azulejos que l’on peut admirer au Portugal. Cette fois-ci, je vous entraine avec moi, direction Allemagne.

Je vous parlerai plus particulièrement de la ville d’Oberammergau. Connue pour sa méga production de « La passion du Christ », c’est une ville qui vous en met plein la vue par les fresques religieuses, mais pas seulement, qui recouvrent tous les maisons et commerces de cette ville.

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La façade peinte illustrant le conte Hansel et Gretel.

On a l’impression d’entrer dans un livre d’enfant, de circuler de page en page. C’est un incroyable sentiment, c’est certainement la ville berceau de l’expression « en avoir plein la vue ».

Ce n’est pourtant pas le cas mais on a l’impression que toutes les rues sont piétonnes. On marche de maison en maison, on prend des photos et personne ne s’étonne qu’on puisse même circuler dans la cour ou monter sur le perron. Un village d’oeuvres d’art!

Sur certaines maisons, on peut lire des messages. Sur la maison d Petit chaperon rouge, on peut lire « Von schmeichlern lass did nie betören, soitst immer auf die Mutter bören! ». Ce qui veut dire: « Ne laissez jamais les flatteurs vous séduire, alors écoutez toujours votre mère ! »

À quand des maisons ornées de fresques chez nous?

Ce serait si beau en hiver!!!

Passion du christ, en 2020!

Tous les 10 ans, les habitants d’Oberammergau rejouent les derniers jours de la vie du Christ au théâtre de la Passion construit en 1930 pour cet événement, et qui peut accueillir près de 5 000 spectateurs. Avec plus de 100 représentations, les Passionspiele sont considérés comme l’événement religieux et culturel le plus important d’Allemagne.
Chaque spectacle, qui est rejoué tous les jours, dure une journée entière (environ 6h par jour), avec une interruption pour le déjeuner. Le spectacle, qui se joue à guichets fermés, est assez grandiose, sur fond de montagnes, avec plus de 2 000 figurants (et des animaux) sur scène…
Presque tous les habitants (qui reçoivent en contrepartie un petit dédommagement financier) participent à ce qui reste avant tout une belle profession de foi. Les hommes du village se laissent même pousser les cheveux et la barbe plusieurs mois à l’avance, pour mieux ressembler aux personnages bibliques !
L’histoire raconte que, en 1632, la peste s’abattit sur le village et tua un tiers des habitants. La population fit alors la promesse de rejouer la Passion du Christ, si cette épidémie les épargnait… miraculeusement, leur vœu se réalisa. Depuis, la parole est tenue et la tradition se perpétue, tous les 10 ans seulement, depuis 1680.
L’année 2020 marque la 42e édition de cette représentation représentant la Passion, la mort et la résurrection du Christ.