On m’a souvent dit « Quand on se compare, on se console ». J’ai souvent pu vérifier cet adage, plus particulièrement ces dernières semaines.

Au moment de débuter cette œuvre, j’étais en pleine phase d’apitoiement. Moi qui déteste les gens qui ne pensent qu’à eux-mêmes, j’étais rendue là après ces dernières années de pandémie.

Sauf que là, il y a le climat mondial qui a pris un méchant coup politique. Poutine, qui a réussi à me faire détester le mets pour la seule raison qu’ils sont homonymes, s’est mis en guerre contre l’Ukraine, le salaud.

Je pense à mon irritation nerveuse et à celle au pourtour de mon nez dû au port du masque et je me sens absolument ridicule. Qu’est-ce que la gestion d’une protection sanitaire par rapport au risque d’une bombe russe en pleine gueule ?

Du coup, mon œuvre débutée avec le projet de la destiner à illustrer la détresse pandémique a une nouvelle vocation. Au moment où les Russes lançaient le premier assaut, je travaillais sur le portrait de droite, le plus triste. « Point de bascule » s’est achevé par des coups de crayon sous l’emprise de la tristesse et de la peur.

Les humains n’apprennent pas et j’en suis dévastée.

"Point de bascule", dessin au graphite, 20"x32", 2022 © 

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